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  LES OEUVRES PAR PÉRIODE
» Jeunesse, jusqu'en 1920
» Port de Bouc, sous le soleil méditerranéen, 20/22
» Quimperlé (et un peu Nantes), 23/30
» Douarnenez essentiellement, les beaux bateaux, 30/40
» L'après-guerre 40/55
» Fleurs et arbres... 56/79
   
» Bio de Marguerite Paulet
Marguerite Paulet Née en 1900 d’Arthur KREBS et de Marie de FRÉMINVILLE.

Arthur Krebs est directeur des usines d’automobiles Panhard et Levassor, après avoir grandement contribué aux progrès des ballons dirigeables et des sous-marins. Marie, son épouse, de famille lorientaise, est la petite-nièce du chevalier de Fréminville, pionnier des recherches sur les « antiquités » de Bretagne. Leur domicile provincial est établi à La Villeneuve-Braouïc, près de Quimperlé, au voisinage de la résidence des La Villemarqué. Un frère de Marguerite épousera une petite-fille de l’auteur du Barzaz Breizh.

Deux influences : le souci de la réussite technique et un certain goût du terroir. L’enfance de Marguerite est partagée entre des hivers parisiens et des étés quimperlois. En 1914 l’automne breton est prolongé, l’adolescente est charmée par un nouvel aspect du paysage. Ses premiers croquis manifestent une sensibilité et un talent précoces. Elle suit à Paris des cours sous la direction du peintre Vignal. Son frère Jean, aviateur ami de Guynemer, meurt. Premier deuil par fait de guerre. Dès l’immédiat après-guerre, les séjours en bord de mer, au Pouldu proche de La Villeneuve-Braouïc, se multiplient. Marguerite y rencontre Paul-Edouard PAULET qu’elle épouse en 1920.

Le père de Paul-Edouard, Georges Paulet, est conseiller d’Etat. Sa mère, née de La Boulaye, a dans sa parenté le promoteur de la statue new-yorkaise de la Liberté. Paul-Edouard est ingénieur de formation. Il obtient son premier poste dans une usine chimique de Port-de-Bouc. Le jeune ménage y passe trois ans. Marguerite en profite pour parfaire son savoir-faire d’aquarelliste sous la lumière méditerranéenne.

Après Port-de-Bouc, ce sera Chantenay et la découverte de Nantes. Les premiers enfants naissent. Pour raison de santé, Paul-Edouard quitte la chimie et trouve un emploi dans la banque à Quimperlé. C’est le retour aux sources, en 1925. Marguerite a le loisir de planter son chevalet dans les rues de la ville ou au bord des champs. L’année de la naissance de son quatrième enfant, en 1931, son mari est promu directeur d’agence bancaire à Douarnenez. La cité de la sardine est pour elle une véritable révélation, un émerveillement. Elle peint avec justesse les coques de langoustiers échoués et le fourmillement des marins autour des chaloupes. Très vite, Paul-Edouard se sent prêt à se lancer dans l’industrie et acquiert un ancienne conserverie du Port-Rhu. Il se révèle bon organisateur et plein d’idées commerciales. L’élan qu’il donne à ces activités mènera à la grande entreprise qu’est encore aujourd’hui la S.A. Paul Paulet.

Douarnenez ne présente pas assez se ressources scolaires ; dès 1937 le domicile familial est déplacé à Quimper, dans une maison du quai de l’Odet bientôt égayée par sept enfants. Du balcon, Marguerite transcrit de son pinceau les couleurs que prennent les flèches de la cathédrale, au bout de la perspective de la rivière, selon les heures du jour ou la saison.

Malgré les charges domestiques, elle accorde toujours une part à son art et vit dans le bonheur. L’entrée en guerre assombrit cependant l’horizon, d’autant plus que son époux en est passionnément préoccupé. En juin 1940 il passe en Angleterre ; la séparation est brutale, définitive. Paul-Edouard Paulet n’avait pas été mobilisé. C’est l’un des très rares civils d’âge mûr a faire l’effort volontaire de rejoindre la France Libre. Il participera à toutes les campagnes jusqu'à Bir-Hakeim ; de là, capturé, son sort est mêlé à celui des prisonniers convoyés par mer vers l’Italie. Il ne survit pas au naufrage du navire assurant ce transport.

Marguerite attendra longtemps avant d’être certaine de son état de veuve. Ce sont pour elles des années très douloureuses. Puis ses enfants grandissent et l’entourent. Une amitié nouvelle avec la romancière Yvonne Chauffin élève ses préoccupations. Mais elle est en deuil à jamais ; sa peinture se fait plus rare, plus sombre. Elle ne s’est jamais considérée comme une professionnelle, pourtant elle expose à la galerie Saluden. Elle s’écarte parfois de l’aquarelle pour l’huile ou de grandes toiles traitées à l’encre de Chine. Brodant des tapisseries d’art, elle est d’une méticulosité incroyable dans le choix des couleurs. Sa vie s’écoule désormais entre la maison de Quimper, la vieille demeure de Quimperlé et des séjours à Douarnenez. Atteinte d’une lourde maladie qui l’handicape physiquement, elle préserve sa vivacité d’esprit et s’éteint en 1979.

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